Iles Fidji



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Iles Fidji : séjour de 7 jours

Bula!

Avec plein d'attentes, nous arrivons tard le soir aux îles Fidji. Nous anticipons le paradis sur terre avec des plages extraordinaires, des eaux cristallines et du soleil. Le matin, au réveil, nous sommes déçus : ciel nuageux, plage peu attrayante dans un camping situé trop loin des axes routiers. Nous ne restons que deux jours ä cet endroit. Nous aurons le temps de gouter à l'excellente cuisine locale préparée par une fidjienne vivant dans sa barraque en tole. Les "locaux" restent à l'extérieur pour commander cannage, crème glacée ou plats cuisinés qui leur seront remis au travers de la fenêtre protégée par un grillage de fer forgé. Sans la recommandation du chauffeur de navette, nous n'aurions même pas approché de ce dépanneur ayant si piètre allure. Comme blancs, nous avons eu le privilège d'entrer pour choisir nos achats. Ce fut une bonne idée car nous n'aurons jamais goûté de si bons samosas servis avec du riz au cari.

Nous déménageons donc à Nadi dans un hotel pour backpackers. Le ciel reste couvert toute la semaine. Nous aurons droit à quelques heures de soleil, le temps de prendre quelques photos qui viennent confirmer la belle réputation des plages de Fidji. 

Le transport en commun est différent de celui d'Hawaii. Réussir à monter l'escalier étroit avec nos sacs-à-dos est un tour de force. Il faut espérer avoir une place au premier siège car l'allée n'a au plus que 16 pouces de large! Nos plus vieux autobus scolaires du Québec sont des limousines comparativement à ces antiquités qui polluent. Le chauffeur nous remet la monnaie de notre 10$ lorsque qu'il le pourra i.e. lorsque plusieurs autres voyageurs auront payé leur passage soit une demi-heure plus tard.

Mais nous apprécions beaucoup ce moyen de transport très pratique et peu coûteux comparativement aux forfaits de backpackers offerts à l'hotel. Par exemple, un forfait pour aller au jardin botannique nous est proposé à un coût de 35$ par personne. En se débrouillant par soi-même, on peut y aller par autobus pour 1.80$. C'est ainsi : un prix pour les touristes, un prix pour les fidjiens.

Le centre-ville de Nadi est un premier contact avec un pays pauvre. Dans cet environnement où se cotoient pollution urbaine et saleté dans les rues, nous découvrons des magasins très propres et des gens très fiers dans leur habillement. Les femmes portent toujours de belles jupes colorées. Dans l'autobus nous ramenant à Nadi,  je suis la seule femme à porter des shorts. Je me sens un peu déplacée.

Nous sommes étonnés de voir autant d'indiens sur l'ile. Ces derniers semblent prendre une place importante dans le commerce de Nadi. On sera quelques fois sollicités pour entrer dans les magasins. A l'opposé. les fidjiens occupent les emplois dans les hotels et à l'aéroport. Ils nous donnent l'impression que la vie se déroule à deux vitesses : pas vite et arrêté.  Quel contraste avec le Québec!

Nous avons visité des secteurs très chics pour les touristes (terrain de golf, hotels de luxe). Mais nous savons que ce n'est pas la réalité fidjienne. Cet écart est troublant même si nous en connaissions l'existence.

Nous faisons la rencontre d"un jeune français, Lenaïck, qui voyage principalement en Nouvelle-Zélande. Nous passons deux belles journées en sa compagnie. Les liens crées, même sur une courte période, sont quand même forts. Heureusement qu'il y aura l'internet pour nous garder en contact.

Cette semaine fut quand même agréable malgré l'absence de soleil. Notre rythme de voyageur s'installe et nous plait bien. Nous terminons chaque journée contents et enrichis de ce que nous avons vécu.

Tourlou